La Compagnie du Vent éjectée par GDF Suez

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Le groupe GDF Suez a viré JM Germa, alors président fondateur de la Compagnie du Vent en mai 2011, soit quelques mois avant l'ouverture officielle de l'appel d'offres européen. Suez avait racheté en novembre 2007 57% du capital de La Compagnie du Vent pour un montant exorbitant de 321 millions d'euros !

On ne rentrera pas dans la polémique pleurnicharde entre Germa et son actionnaire majoritaire, d'autant plus que la justice a donné raison à GDF Suez.

Gérard Mestrallet PDG de GDF Suez

jean michel germa viré par GDF SUEZ AREVA VINCI

Germa et ceux qui ont travaillé sur le projet des 2 côtes (et les projets terrestres) payent leur cynisme face aux pêcheurs, aux élus locaux et la population qui ne veulent pas de ce projet imposé depuis le début. Mais l'éviction de la Compagnie du Vent n'annonce pas la fin de ce projet, bien au contraire ! GDF Suez s'est associé aux poids lourds que sont Vinci et AREVA. L'amateurisme des études de la Compagnie du Vent vont sans doute faire place à des études plus sérieuses menées par les équipes du nouveau consortium GDF SUEZ AREVA VINCI...

Souhaitons que Gérad Mestrallet, PDG de GDF Suez, parait-il une personne à l'écoute, soit plus enclin à discuter sérieusement avec tous les opposants.

Raisons de plus que Gérard Mestrallet connait très bien l'ensemble des tares de l'éolien et de son coût exorbitant pour le consommateur.

Ainsi, il a déclaré sans quiproquo en Juin 2011 à Montréal lors Forum économique international des Amériques :

Ce sont des énergies intermittentes qui vont nécessiter de grandes capacités de réserve, qui vont reposer sur le gaz naturel en raison de la facilité d'utilisation des turbines à gaz

Pour expliquer le fond de sa pensée, Gérard Mestrallet s'est appuyé sur l'exemple d'une île ayant besoin de 1 000 mégawatts pour ses habitants et ses industries.

L'île veut être verte. Donc elle construit 1.000 mégawatts d'éoliennes. C'est très bien, surtout quand il y a du vent, c'est à dire 30% du temps. Mais comme les consommateurs veulent de l'électricité tout le temps, il faut construire à côte de ces éoliennes 1 000 mégawatts de turbines à gaz qu'on peut mettre en route comme des mobylettes quand il n'y a pas de vent et les éteindre quand il y a du vent.
Résultat des courses: on va payer trois fois. D'abord parce qu'il faut construire deux systèmes, 2 000 mégawatts, alors que l'île n'a besoin que de 1 000. Deuxièmement il faudra subventionner les éoliennes et troisièmement, les turbines à gaz vont fonctionner seulement 70% du temps et donc le coût en capital du mégawattheure va être augmenté à due concurrence
Donc je pense qu'il faut bien réfléchir avant de vouloir s'engager trop massivement dans des productions intermittentes de renouvelables

, a conclu Gérard Mestrallet.